Les photos des personnages et leur présentation sont extraites du journal écrit par Elizabeth Peters :

AMELIA PEABODY'S EGYPT

Les photos des lieux, autres que Chalfont, viennent de divers sites sur l'Egypte.

LES OMBRELLES D'AMELIA :

         

Bien que l’invention des ombrelles soit antérieure au premier journal d’Amelia écrit en 1884, elles tiennent un rôle important dans ses aventures. L’Histoire place en 1300 avant ( !) JC dans les lieux aussi divers que l’Egypte, la Chine ou les Indes, les premières versions de cet accessoire si utile, faites d’un morceau de tissu ou de toile de riz pour protéger des ravages du soleil les personnages de haut rang. Dans l’ancienne Egypte, la protection contre le soleil avait même une connotation religieuse. Les personnes qui utilisaient des ombrelles étaient considérées comme étant sous la protections des dieux.

Les ombrelles devinrent à la mode en Grande Bretagne au 19ème siècle. Les femmes qui se promenaient tant à pied qu’en voiture à cheval (sans la protection d’un toit) rivalisaient d’imagination pour obtenir des ombrelles multicolores et très décoratives.

Aussi Amelia précise-t-elle souvent que les siennes ne sont pas de ces accessoires frivoles mais qu’elles sont faites « de solides baleines de métal avec une pointe aiguisée » Elle les utilise pour piquer les gens qui lui bloquent le passage, offrir un abri aux jeunes amoureux et même une fois frapper le crâne d’Emerson.

En 1914, à Noël, elle reçut d’Emerson une nouvelle ombrelle avec une petite épée cachée dans le manche. « Aucun homme n’oserait offrir un si beau présent à son épouse » lui dit-elle. « Aucune femme ne serait aussi satisfaite d’un tel présent » répondit-il.

PRESENTATION DES PERSONNAGES PRINCIPAUX  DE LA SERIE :

          Amélia à 3 ans

          Amélia Peabody Emerson

Comme de nombreuses filles non mariées de l’époque victorienne, elle vécut auprès de son père, veuf, et l’entoura d’attentions jusqu’à sa mort, remplissant ainsi le rôle d’une gouvernante non rémunérée. Il la remercia de ses loyaux services en en faisant sa seule légataire, mais elle dût lutter pour empêcher ses frères aînés de contester le testament.  

Ensuite, elle fit un tour d’Europe et rencontra son destin en Egypte. D’abord à travers Radcliffe Emerson qu’elle épousa dès sa première saison à Armana, ensuite en découvrant le métier de sa vie : l’égyptologie. Amélia ne reçut jamais de formation conventionnelle en la matière – ce qui était le cas de nombreux excavateurs compétents de l’époque – mais sa vive intelligence et son apprentissage auprès d’Emerson la rendirent plus que qualifiée.

Elle n’eut qu’un seul enfant, Walter Peabody, surnommé Ramsès – Amélia prétendait qu’un tel enfant était plus que suffisant pour une mère.

Elle publia de nombreux articles dans plusieurs journaux et assista son mari dans l’édition de ses livres. Elle est aussi connue de nos jours comme l’auteur des très appréciés « Contes et légendes d’Egypte » qui sont une pièce d’anthologie, sans parler de ses journaux qui offrent tant aux profanes qu’aux spécialistes des indications passionnantes sur la vie des époques victorienne, édouardienne et après guerre en Egypte et en Angleterre, mais aussi des détails curieux concernant les premières années de l’égyptologie.

            Emerson et Walter en 1864         

          Emerson Radcliffe Archibald

Titulaire des MA Ox., D.C.L. (Oxford), L.L.D. (Edinbourg), F.B.A., FRS, FRGS, MAPS (distinctions que tout le monde connaît certainement).

Fils aîné de Thomas Emerson de La Grange , Cornouailles, et de Lady Isabelle Courteney, fille du Comte de Radcliffe. Après avoir terminé ses études à Oxford, il visita l’Egypte pendant son tour du monde et y trouva sa vocation. Il y travaillait sur des fouilles depuis plusieurs années lorsqu’il rencontra Amélia Peabody au musée de Boulaq au Caire. Ce ne serait pas entièrement exact de le traiter de misogyne, et il avait déjà à son actif plusieurs aventures sentimentales ; cependant il n’était pas très à l’aise avec les femmes de sa propre classe sociale, et il n’avait aucune inclination pour le mariage avant d’être irrésistiblement attiré par Amélia.

Les nombreuses distinctions académiques qu’il reçût justifient pleinement les excès de langage dont son épouse use volontiers en parlant de lui comme « du plus grand archéologue de tous les temps. » Il fut également l’un des premiers excavateurs à exiger une stricte méthodologie et un compte-rendu précis des fouilles.

C’est un homme grand, avec des épaules larges, des cheveux noirs, des yeux bleus saphir, une peau mate et une voix profonde. Dans le premier journal d’Amélia, il portait une épaisse barbe noire et fut décrit comme « très poilu ». Manifestement, ce fut une tentative de dissimulation d’Amélia parce qu’elle ne reparla plus par la suite de cette particularité, et affirma même le contraire. Emerson déclina un titre offert par la reine pour services rendus.

            Ramsès en 1887

          Emerson Walter Peabody ou Ramsès

Fils d’Amélia et de Radcliffe, né en juillet 1887. Son père lui donna son surnom parce  qu’il était « aussi foncé qu’un Egyptien et aussi arrogant qu’un pharaon. » Son comportement excentrique fut attribué essentiellement au fait qu’il était le fils unique de deux parents excentriques. Son père méprisant le système des Ecoles Publique Anglaises (avec quelques raisons), il refusa d’y envoyer son fils dont l’instruction fut donc assez peu conventionnelle. 

Plus tard, il acquit ses diplômes à Chicago et à Berlin. Ce fut un enfant doué au niveau linguistique, épouvantablement précoce, abominablement verbeux. Cette dernière caractéristique pouvant être expliquée par l’hérédité maternelle. Physiquement, il ressemble à son père, sauf pour ses yeux noirs qui accentuent sa ressemblance avec les Egyptiens parmi lesquels il a passé la plus grande partie de sa vie.

Dès qu’il eut six ans, ses parents l’emmenèrent chaque hiver avec eux en Egypte. Une importante évolution de sa vie résulta de sa première rencontre avec Séthos, et il découvrit ainsi l’art du déguisement. Comme enfant, il fut peu engageant (selon sa mère) et crispant (selon pratiquement tout le monde), mais à partir de seize ans, il devint un jeune homme « malheureusement trop attirant pour la gent féminine », et surtout pour les femmes à forte personnalité. Après une longue et délicate période de séduction, il épousa la plus têtue d’entre elles, Nefret Forth.

        Forth Nefret   

Fille présumée de Willoughby Forth, lui-même fils aîné du marquis de Blacktower, elle fut sauvée à l’âge de 13 ans par les Em erson de l’oasis perdue où elle avait vécu depuis sa naissance. Devenue leur fille adoptive, elle était aussi riche que belle, intelligente et impulsive. Ce fut une femme étonnante pour son époque. En 1991, la découverte des journaux de Mrs Emerson concernant les années 1897-98 confirmèrent définitivement ce qui n’était alors que des spéculations, c’est à dire que Miss Forth passa ses premières années comme grande prêtresse d’Isis dans une civilisation qui avait gardé les coutumes égyptiennes antiques. Ceci peut expliquer en partie son anticonformisme et sa toute particulière défiance vis à vis du comportement conventionnel des femmes de son temps. Elle commença des études médicales suite à son intérêt particulier pour les momies, et réussit à les poursuivre malgré les difficultés que les femmes rencontraient alors. Elle devint ainsi un chirurgien qualifié en 1914. Son premier mariage avec Geoffrey Godwin ne dura que quelques semaines. Il est évident que s’il n’était mort prématurément, elle aurait été amenée à demander une annulation. Son second mariage avec Ramsès Emerson fut considérablement plus gratifiant. Nefret Emerson créa (et dota généreusement) une Fondation pour l’Exploration et la Préservation des Antiquités Egyptiennes (FEPAE) qui permit des fouilles à de nombreuses expéditions. Elle fonda aussi au Caire un hôpital pour femmes (y compris les femmes « déchues ») et plusieurs cliniques en Egypte.

        Evelyn Barton Forbes

Seule héritière du fils aîné du comte d’Ellesmere selon le premier journal d’Amelia. (Dans les journaux suivant, elle se réfèrera à lui comme le duc de Chalfont. C’était probablement l’une des nombreuses et vaines tentatives d’Amelia pour dissimuler la véritable identité d’Evelyn). Amélia la rencontra pour la première fois à Rome où la pauvre Evelyn avait été ignoblement abandonnée par son amant, et elle l’engagea comme demoiselle de compagnie. Plus tard, Evelyn épousa Walter Emerson dont elle eut de nombreux enfants. Elle peignait avec talent les scènes égyptiennes antiques, et aurait pu réussir une brillante carrière si elle n’avait pas été distraite par les maternités. Elle est connue dans les cercles d’égyptologie pour les gravures qu’elle publia dans « La tombe de Tétishéri à Thèbes ».

      Emerson Walter 

Jeune frère de Radcliffe Emerson et le seul être au monde à oser user envers ce dernier de son prénom. Comme son aîné, il a des cheveux noirs et des yeux bleus, mais il est bâti moins solidement – selon Amelia (qui a l’habitude de remarquer ce genre de choses) il possédait une « musculature fine ». Il est d’humeur égale et de caractère facile, mais il sait se battre en cas de besoin. Formé aux techniques d’excavation par son frère, ses dons et ses goûts le portent surtout vers la philologie. C’est en cette matière qu’il s’est fait un nom parmi le monde scientifique. Bien que Frank Griffith soit généralement considéré comme le pionnier des transcriptions de l’écriture méroïtique, il est évident d’après les journaux d’Amelia que Walter était bien plus avancé dans le déchiffrage que personne ne l’avait réalisé. Après son mariage avec Evelyn Barton Forbes, il résida dans le Yorkshire avec elle et avec leur couvée de plus en plus importante d’enfants. Il se peut que ce soit à cause de cette propension à la reproduction qu’il n’ait pas reçu de son vivant la pleine reconnaissance de ses talents d’érudit. De plus, il n’était ni envieux ni avide de gloire quant à ce qu’il savait et ce qu’il étudiait. Réellement, dans le monde universitaire, c’est une vraie rareté.

          Séthos – alias le Maître Criminel (alias de nombreux autres titres)

Ce génie du crime et grand professionnel du déguisement était à la tête du trafic illégal des antiquités en Egypte. Il rencontra pour la première fois les Emerson durant l’hiver 1894-1895, alors que, sous l’identité du Père Girgas, un prêtre copte, il tentait de voler le trésor des tombes de Dâchour.

Il réapparut quelques années plus tard, sous plusieurs autres identités, avant de se dévoiler devant Amélia pour lui déclarer une passion dévorante. Repoussé, il lui promit cependant de ne jamais plus interférer dans sa vie, mais il réapparut souvent (toujours déguisé) afin de la sauver de ses autres ennemis (ses ennemis à elle).Bien qu’il parle l’arabe aussi bien que de nombreuses langues européennes, Amélia est convaincue que c’est un Anglais. Grand, bien bâti, Séthos possède des yeux d’une curieuse couleur caméléon, qui peuvent paraître noirs, bruns ou gris.

Les Emerson ne découvriront sa réelle identité que durant les événements racontés dans « Le Maître des Démons ». Ce qui leur causa un choc considérable, de même que ses dramatiques décès à répétition. « Nous l’avons vu mourir, Emerson » - « Cela lui ressemblerait tout à fait d’avoir survécu uniquement pour me contrarier ! » déclara Emerson.

            Percy et Violet Peabody

          Peabody Percival ou Percy

Fils de James et d’Elizabeth, c’est « un enfant sournois et sans principes », et ses tentatives – aidé et encouragé par sa sœur – pour créer des ennuis – ou pires – à Ramsès durant ce désastreux été 1896 en Angleterre ont presque réussi.

En 1911, il rejoignit l’armée égyptienne et publia un recueil : Captif des Arabes, qui racontait ses aventures de l’hiver précédent. Considéré au départ par la société patriote du Caire comme une œuvre prometteuse, il fut assez rapidement démontré que la plus grande partie du livre avait été plagiée et il tomba dans l’oubli. Percy devint plus implacable ennemi de toute la famille Emerson, et plus particulièrement de Ramsès. La haine de Percy pour son cousin provenait indiscutablement de sa jalousie et de sa rancœur envers un être qui possédait toutes les qualités dont lui-même était dépourvu. Il est difficile de trouver du bien à dire de Percy ni aucun point pouvant le racheter.

          Peabody Violet

Fille de James et d’Elizabeth, et sœur de Percy. Dès son plus jeune âge, sa charmante spécialité était de hurler « mort, il est mort ! » et son plus grand plaisir consistait à s’empiffrer, en particulier de sucreries. Amélia ne pouvait pas la supporter, mais elle n’en fit jamais état dans ses journaux ultérieurs. Peut-être que si les papiers manquants des Emerson sont un jour retrouvés, nous apprendrons ce qu’elle est devenue.

         

          Sennia

Fille de Percy Peaboby et de Rashida (une jeune et malheureuse prostituée égyptienne), Sennia vint vivre chez les Emerson alors qu’elle avait environ deux ans.Elle fut la cause innocente du profond désespoir de nombreuses personnes. Le sens des responsabilités d’Amélia et l’affection que toute la famille lui portait les poussèrent à l’adopter.Aussi intelligente que péremptoire, l’enfant leur fut rapidement très chère et ils lui accordèrent beaucoup d’attention.

          Emerson Lia Todros

Fille aînée d’Evelyn et Walter Emerson, elle a des boucles blondes et de grands yeux bleus comme sa mère. Nommée Amélia comme sa tante, elle insista pour être nommée Lia afin d’éviter la confusion. C’est la confidente de Nefret Forth. Elle épousa David Todros et eut deux enfants de lui, Abdullah et Evelyn. Emerson craint qu’elle ne soit atteinte de la tendance à la reproduction comme sa mère, Evelyn, ce qui nuirait au travail professionnel de son épigraphiste préféré, David Todros.

          Todros David

Petit fils d’Abdullah, dont la fille bien aimée épousa à sa grande colère un Copte (chrétien égyptien) Michael Todros. Elle mourut à la naissance de David et Abdullah ne réussit pas à récupérer l’enfant, son père étant fâché avec toute la famille de sa femme. Reconnaissant le talent artistique de l’enfant, le meilleur faussaire de Gurneh, Abd el Hamed, le prit comme apprenti. Les Emerson le délivrèrent d’une vie d’esclavage et il fut virtuellement adopté par Evelyn et Walter qui se chargèrent de son éducation. Il devint le ‘frère de sang’ de Ramsès, son meilleur ami et son confident. Artiste talentueux, il fut le premier Egyptien à être former comme égyptologue. Par ailleurs, il devint sculpteur et épigraphiste reconnu. Il épousa Lia, la fille de Walter et d’Evelyn, en 1911.

         

          Vandergelt Cyrus

Descendant d’une riche famille de New-York, il ne céda pas à la tentation d’une vie facile vouée à l’oisiveté et à la dissipation comme tant de jeunes hommes riches. Sorti brillamment diplômé de Yale, il transforma son héritage en fortune établie grâce à de judicieux placements dans les chemins de fer, les mines et l’édition. Il put ensuite vouer sa formidable énergie, son intelligence et son argent à l’égyptologie, science qu’il avait découverte au collège. Bien qu’il ne soit jamais allé ni à l’ouest du Mississipi ni au sud de la ligne Mason Dixon, il affectait volontiers un accent vaguement texan, probablement par amusement. Sa première rencontre avec les Emerson eut lieu durant l’affaire Baskerville. Bien que fervent admirateur, au sens le plus courtois du terme, de toute jolie femme, il fut assez malchanceux en amour jusqu’à sa rencontre avec Katherine Jones, qu’il épousa en 1905 – grâce à un petit coup de pouce d’Amélia.

Le Château :

C'est le palais que Cyrus Vandergelt habite à Louxor sur la rive ouest, tout près de l’entrée de la Vallée des Rois. Ses tours et ses balcons sont directement inspirés des châteaux des Croisés dont on trouvait de nombreuses traces au Moyen Orient. Son vrai nom est ‘ la Maison de la Porte des Rois’ mais les Egyptiens l’ont surnommé ‘le château d’el Américain’ et la plupart des Européens en parlent simplement comme ‘la maison de Vandergelt’. De nos jours, c’est le quartier général de la Fondation pour l’Exploration et la Préservation des Antiquités Egyptiennes (FEPAE)

          Vandergelt Jones Katherine

Epouse de Cyrus en secondes noces. Son premier mariage avec un Anglais ivrogne et brutal lui donna ses deux enfants : Bertram – ou Bertie – et Anna. Après son veuvage, elle dut recourir à des expédients pour nourrir ses enfants. Quand elle rencontra les Emerson, au cours de la saison 1903-04, sous le nom de Whitney-Jones et en tant que médium spirite, elle soutirait au naïf Donald Fraser d’importantes sommes d’argent. Amicalement chapitrée et guidée par Amélia, elle renonça à cette douteuse pratique et épousa Cyrus l’année suivante. Elle devint par la suite l’une de ses plus proches amie.

        Bastet

Une grosse chatte égyptienne qui appartint d’abord à l’égyptologue assassiné Alan Armadale, puis fut rapportée par les Emerson pour leur fils Ramsès dont elle fut la compagne fidèle durant des années. Il ne se consola jamais vraiment de sa mort. Cela prit plus longtemps qu’amélia ne l’avait prévu avant que Bastet ne fut intéressée par le genre opposé (le genre félin mâle), il est possible que ce soit parce que cette intelligente créature avait d’autres priorités. Néanmoins, ayant enfin cédé aux avances du chat Anubis, elle donna naissance à une longue lignée de chats qui avaient ses caractéristiques : grandes oreilles, pelage marron rayé, stature imposante.

         

        Anubis

Chat égyptien appartenant à Léopold Vincey qui fut ensuite adopté par les Emerson. Il devint le géniteur d’une longue lignée (avec Bastet). Selon Abdullah (qui appréciait fort peu la gent féline) ce n’était qu’un « serviteur du malin ». En réalité, une fois qu’Anubis eût transféré sa loyauté aux Emerson, ses seules actions répréhensibles furent commises envers Abdullah. Les chats font souvent cela.

          Seshat

Petite fille de Bastet, elle fut adoptée par Ramsès en 1915 – bien qu’elle ne puisse jamais vraiment tenir la même place de sa grand-mère.

PERSONNEL DE LA FAMILLE EMERSON :

            Gargery 

Majordome à Chalfont House jusqu’en 1896, il passa ensuite au service des plus âgés des Emerson à Armana House. Il découvrit en effet que sa personnalité était davantage adaptée à leur façon de vivre qu’à celle des jeunes Emerson. Une de ses petites manies, quand la famille le contrariait, était de servir la gelée de menthe avec beaucoup de parcimonie. Comme Amélia le reconnaissait elle-même : « Un majordome sensible est une sacrée nuisance » mais aussi « Un majordome qui manie le gourdin aussi facilement qu’il découpe un rôti mérite certains privilèges ».Gargery est d’un total dévouement envers toute la famille, à la seule exception d’Horus.

            Rose

Initialement domestique dans leur maison du Kent, elle devint ensuite gouvernante et prit peu à peu en charge toute la maisonnée. Elle se montra attentive et affectueuse envers Ramsès enfant, dont personne d’autre ne voulait s’occuper longtemps, de toute façon.Rose devint ainsi très proche du garçon et fut certainement blessée quand il transféra ses attentions (et ses souris momifiées) à Nefret Forth.

            Abdullah ibn Hassan al Wahhab

Le reis des Emerson, c’est à dire leur chef d’équipe sur les chantiers de fouilles, depuis plusieurs années, il est devenu peu à peu un ami proche. Ila été marié au moins quatre fois et a beaucoup d’enfants et de petits enfants. Originaire de Louxor, il vivait dans le petit village d’Aziyeh près du Caire depuis un moment et a de la famille dans de nombreux endroits. Beaucoup de ses proches travaillent pour les Emerson. Son âge exact n’a jamais été précisé, mais il avait dans les cinquante ans quand Amelia le rencontra pour la première fois en 1884. Au début très réservé à son égard – ‘Qui est cette femme qui nous cause tant d’ennuis ?’  – il lui devint très attaché. Elle n’a jamais répété à personne ce qu’il lui chuchota à l’oreille avant de mourir dans ses bras après avoir reçu les balles meurtrières destinées à Amélia.

LES PROTAGONISTES PRESENTS DANS LEURS AVENTURES :

            Margaret Minton :

C’est la petite-fille de la duchesse douairière de Durham et porte le titre d’Honorable. Elle fut aussi reporter au Morning Mirror. En 1896, en enquêtant sur un culte démoniaque, elle y rencontra un sort presque fatal (d’une manière encore plus outrageante que ce qu’elle avait coutume de raconter dans sa rubrique durant les premières années de sa carrière). Suite à ses accointances avec les Emerson (et à son attirance toute particulière pour l’un d’entre eux), elle s’intéressa au Moyen Orient et obtint une place de reporter sur le terrain durant la guerre. Elle mérita ainsi le respect du monde journalistique et devint spécialiste des affaires et de la politique moyenne orientale.

         Lucas Hayes alias Luigi :

Il fut quatrième Comte d’Ellesmere (Duc de Chalfont) et le cousin d’Evelyn Barton Forbes. Sa mère était la fille aînée du troisième Comte du nom, mais elle fit une fugue pour épouser un Italien, soi-disant Comte d’Imbroglio d’Annunciata et son père la déshérita. Lucas changea de nom parce que son grand-père haïssait les Italiens, et son père tout particulièrement. Curieusement, il ne fut pas poursuivi pour sa tentative de dépouiller Evelyn de sa fortune, mais son frère de lait, Roberto, le fut. On remarquera les privilèges de race et de classe ! (Lucas était un noble Anglais). Aussi faible de caractère que de santé, il succomba à la boisson « quelque part sur le continent ».

           Karl Von Bork

Un jeune philologue Allemand qui travailla sur les fouilles de Lord Baskerville, puis avec Sethe à Berlin, dans l’expédition Damascus, et plus tard avec Junker sur le cimetière oriental de Gizeh. Il fut plusieurs fois le principal suspect d’un meurtre : d’abord pour l’affaire Baskerville, ensuite en 1898, durant les excavations des Emerson à Armana, et à nouveau au cours de leurs fouilles à Zawaiyet el Aryan. Son don d’avoir été  mêlé à de nombreux crimes que les Emerson eurent à résoudre s’explique parce qu’il se trouvait toujours au bon moment à la mauvaise place – ou vice versa ?         

          Mary Von Bork :

Née Berengeria : une artiste talentueuse qui épousa Karl dont elle eut quatre enfants. Elle passa beaucoup de temps en Egypte avec son mari sur des chantiers de fouilles. Malheureusement, elle était de nature fragile et de nombreuses maladies contrarièrent ses projets. Elle resta donc plusieurs années en Allemagne pour se remettre et élever ses enfants, mais elle retourna en Egypte en réalisant que son mari se passait très mal de sa présence.

          Lady Baskerville :

Elle fut l’épouse de lord Henry Baskerville, après avoir été infirmière dans un hôpital, « une jeune femme sans fortune et de famille insignifiante ». Elle réclama l’aide d’Emerson pour terminer les fouilles sur la tombe découverte par son mari décédé. Ce qui fut une sérieuse erreur de sa part.

          Alan Armadale :

Un égyptologue qui travailla pour Lord Baskerville en 1892. Il « avait le visage d’une femme et le courage d’un homme ». Il fut l’une des victimes de la ‘malédiction des pharaons’ et les Emerson ne le connurent pas. Il est enterré au cimetière anglais de Louxor.

            Donald (Némo) et Ronald Fraser

          Donald Fraser – Alias Nemo :

Jeune Ecossais qui vécut en égyptien et toucha à la drogue après avoir du démissionner de l’armée sous une grave accusation. Il fut sauvé, réhabilité et marié à Enid Debenham par Amélia. Il se tourna plus tard vers le spiritisme et a dû  être sauvé à nouveau des griffes d’une intrigante (Katherine Jones), pendant que les Emerson excavaient à Thèbes en 1903.

          Ronald Fraser :

Le jumeau diabolique de Donald, et en fait son jeune frère. Bien que la ressemblance des deux jeunes gens soit remarquable, Amélia (avec son habituel sens de l’observation concernant tant les détails physiques que les profils psychologiques) remarqua que Ronald était ‘plus fin et plus doux, depuis sa délicate carnation à ses mains soigneusement manucurées’.

           Enid Fraser Debenham :

Une jeune orpheline du beau monde qui, durant sa visite en Egypte en 1895, attira l’attention du prince Kalenischeff – un aventurier sans scrupules – et par résultat logique celle d’Amélia. Celle-ci réussit à laver Enid de l’accusation de meurtre du Prince et à lui faire épouser son cousin, Donald Fraser. En 1903, Enid retourna en Egypte où Amélia sauva du désastre son ménage vacillant, probablement avec l’aide de Ramsès. Comme Séthos l’a observé une fois : « C’est votre habitude de protéger tous les innocents que vous rencontrez, contre leur gré, si besoin est".

            Cristabel Pankhurst

Fille d’Emmeline et suffragette, et l’une des nombreuses admiratrices de Ramsès… sinon plus.  

 

LIEUX OU SE DEROULENT LES AVENTURES DE LA FAMILLE EMERSON :

          EN ANGLETERRE

         

          Chalfont House :

La demeure londonienne des jeunes Emerson, sur le square St James. Une des plus anciennes maisons des alentours, elle fut construite à la fin du XVIII° siècle, mais notoirement réaménagée à grands frais en 1860 avec un grand escalier inspiré du palais Braschi de Rome et une salle de bal digne du palais de Versailles. Les rénovations comprenaient certains aménagements qu’Amélia appréciait beaucoup, des salles de bains privatives pour chaque chambre. Néanmoins l’appareillage destiné à fournir de l’eau chaude fonctionnait de façon erratique et les domestiques devaient continuer à transporter de l’eau chaude dans des seaux jusqu’en haut des escaliers. Emerson parlait de cette somptueuse demeure comme de ’sinistres catacombes’ parce qu’il y avait plus de cinquante pièces mais pas assez de fenêtres.

         

          Chalfont Castel :                

L’ancien fief des ducs de Chalfont dans le Yorkshire. Evelyn Barton Forbes Emerson en hérita à la mort de son grand-père, dernier duc en titre. La demeure devint la résidence principale du couple. C’est une vénérable vieille bâtisse datant du Moyen Age et agrandie au cours des siècles. Les quartiers de vie de la famille ont été rénovés avec tout le confort moderne. Il y a d’importants terrains attenants, y compris une ménagerie, un labyrinthe et un saut de loup (fossé que l’on fait à l’extrémité d’un parc  pour en défendre l’entrée sans borner la vue.)

          Armana House :

La maison des Emerson dans le Kent. Ils l’avaient loué pour une année, après avoir décidé de résider en Angleterre pendant l’enfance de Ramsès, mais ils résolurent finalement d’acheter la maison et son parc en 1889. Amélia la décrit comme « un manoir de style Reine Anne, aux tons briques doucement passés, avec huit chambres principales, quatre grandes pièces de réception et diverses dépendances » (c’est à dire la cuisine, les chambres des domestiques, et autres).

          AU CAIRE

             

      Terrasse du Shepheard's où Ramsès tombe amoureux fou de Néfret!

              

          Shepheard's Hôtel       Charles Baehler       Shepheard's Hôtel

Ce célèbre établissement du Caire occupe une place de choix dans les journaux d’Amélia. Bâti en 1840, il fut pendant de nombreuses années l’hôtel préféré des Anglais et des Américains en visite, et Amélia y resta fidèle même quand de nouveaux hôtels comme le Sémiramis ou le Savoy devinrent à la mode. Au cours des années, il fut rénové à grands frais, et ce fut un des premiers hôtels à disposer de l’électricité. Son grand Hall Maure contenait des statues grandeur nature de jeunes Nubiennes qui ouvraient l’envol du grand escalier. L’hôtel était aussi célèbre pour sa terrasse, un endroit de rencontre très populaire. De nos jours le Shepheard n’est plus au même endroit, l’ancien établissement ayant brûlé en 1950.

             

          Ezbekieh Garden :                       

Du nom de l’Emir Ezbek, c’est un district du Caire, à l’origine un lac transformé en 1870 en de somptueux jardins où la vie était intense au moment des fortes chaleurs. Ils comportaient des essences rares, et plusieurs cafés et restaurants. C’est par là que l’on pénétrait le plus souvent dans la cité ancienne. Ramsès y a de très mauvais souvenirs!

          BOUTIQUES D'AMELIA :

           

            "Old England"      "Aux cent milles articles"

           La gare    Place de l'Opéra

             La famille Emerson escalade la Grande Pyramide !

          MUSEE DE BOULAQ

                       

         Où Amélia et Emerson se rencontrent       Plan du musée    Guide du Musée

            Objets qu'époussetait Amélia

             

          LOUXOR

         

          Winter Palace Hôtel vers 1900

         

          Touristes bien-aimés d'Emerson

         

          Expédition archéologique en 1884

          THEBES

         

            Falaises où Amélia rencontre Abdullah dans ses rêves

            Salle hypostyle en 1899, après que Ramsès soit passé.

            La Vallée des Rois

        AUTRES PHOTOS

           

                Dahabieh 1900         La Daimler des Emerson 

PREJUGES DE L'EPOQUE VICTORIENNE :

Un commentaire caustique de Ramsès sur son père disait :  « Père méprise tout le monde, sans discrimination ni préjugés », ce qui était la vérité. Emerson n’était guère tolérant, mais cela s’adressait aux individus, pas à leur nationalité ou à la couleur de leur peau. Le fait était rare à l’époque.  

Il n’est guère étonnant que Ramsès ait été si proche de la notion moderne du « politiquement correct ». D’abord, parce qu’il ne fréquenta jamais les écoles anglaises qui auraient pu lui inculquer la forme la plus pernicieuse de ségrégation sociale et raciale. Ensuite parce qu’il a été fortement influencé par son père qu’il admirait énormément. Mais ce qui le fit définitivement prendre conscience du problème fut son amitié avec le petit-fils d’Abdullah, David Todros, un Egyptien pure-souche. Respectant le talent et l’intelligence du jeune homme, les Emerson lui donnèrent l’éducation et l’instruction qu’il méritait, mais Ramsès réalisa vte que son ami serait toujours traité en inférieur par certains membres de sa classe sociale – par exemple par le colonel Bellingham qui considérait David « comme un meuble ».  

Amélia prit la défense de David devant Bellingham, mais elle réalisa quelques années après – au moment de l’idylle entre David et Lia – qu’elle n’avait pas complètement dépassé ses propres préjugés. La mort soudaine d’Abdullah fut le catalyseur plutôt que la cause de son changement d’esprit. Elle le comprit peu à peu, et eut le courage d’admettre ses torts.