Les photos des personnages et leur présentation sont extraites du journal écrit par Elizabeth Peters :
AMELIA PEABODY'S EGYPT
Les photos des lieux, autres que Chalfont, viennent de divers sites sur l'Egypte.
LES OMBRELLES D'AMELIA :
Bien que l’invention
des ombrelles soit antérieure au premier journal d’Amelia écrit en 1884,
elles tiennent un rôle important dans ses aventures. L’Histoire place en 1300
avant ( !) JC dans les lieux aussi divers que l’Egypte,
Les ombrelles devinrent
à la mode en Grande Bretagne au 19ème siècle. Les femmes qui se promenaient
tant à pied qu’en voiture à cheval (sans la protection d’un toit)
rivalisaient d’imagination pour obtenir des ombrelles multicolores et très décoratives.
Aussi Amelia précise-t-elle
souvent que les siennes ne sont pas de ces accessoires frivoles mais qu’elles
sont faites « de solides baleines de métal avec une pointe aiguisée »
Elle les utilise pour piquer les gens qui lui bloquent le passage, offrir un
abri aux jeunes amoureux et même une fois frapper le crâne d’Emerson.
En 1914, à Noël, elle
reçut d’Emerson une nouvelle ombrelle avec une petite épée cachée dans le
manche. « Aucun homme n’oserait offrir un si beau présent à son épouse »
lui dit-elle. « Aucune femme ne serait aussi satisfaite d’un tel présent »
répondit-il.
PRESENTATION DES PERSONNAGES PRINCIPAUX DE LA SERIE :
Amélia Peabody Emerson
Comme de
nombreuses filles non mariées de l’époque victorienne, elle vécut auprès
de son père, veuf, et l’entoura d’attentions jusqu’à sa mort,
remplissant ainsi le rôle d’une gouvernante non rémunérée.
Ensuite, elle fit un tour d’Europe et rencontra son destin en Egypte. D’abord à travers Radcliffe Emerson qu’elle épousa dès sa première saison à Armana, ensuite en découvrant le métier de sa vie : l’égyptologie. Amélia ne reçut jamais de formation conventionnelle en la matière – ce qui était le cas de nombreux excavateurs compétents de l’époque – mais sa vive intelligence et son apprentissage auprès d’Emerson la rendirent plus que qualifiée.
Elle n’eut qu’un seul enfant, Walter Peabody, surnommé Ramsès – Amélia
prétendait qu’un tel enfant était plus que suffisant pour une mère.
Elle publia de nombreux articles dans plusieurs journaux et assista son mari
dans l’édition de ses livres. Elle est aussi connue de nos jours comme
l’auteur des très appréciés « Contes et légendes d’Egypte »
qui sont une pièce d’anthologie, sans parler de ses journaux qui offrent tant
aux profanes qu’aux spécialistes des indications passionnantes sur la vie des
époques victorienne, édouardienne et après guerre en Egypte et en Angleterre,
mais aussi des détails curieux concernant les premières années de l’égyptologie.
Emerson Radcliffe Archibald
Titulaire des
MA Ox., D.C.L. (Oxford), L.L.D. (Edinbourg), F.B.A., FRS, FRGS, MAPS (distinctions
que tout le monde connaît certainement).
Fils aîné de Thomas Emerson de
Les nombreuses distinctions académiques qu’il reçût justifient pleinement
les excès de langage dont son épouse use volontiers en parlant de lui comme
« du plus grand archéologue de tous les temps. » Il fut également
l’un des premiers excavateurs à exiger une stricte méthodologie et un
compte-rendu précis des fouilles.
C’est un homme grand, avec des épaules larges, des cheveux noirs, des yeux
bleus saphir, une peau mate et une voix profonde. Dans le premier journal d’Amélia,
il portait une épaisse barbe noire et fut décrit comme « très
poilu ». Manifestement, ce fut une tentative de dissimulation d’Amélia
parce qu’elle ne reparla plus par la suite de cette particularité, et affirma
même le contraire.
Emerson Walter Peabody ou Ramsès
Fils d’Amélia
et de Radcliffe, né en juillet 1887.
Plus tard, il acquit ses diplômes à Chicago et à Berlin.
Dès qu’il eut six ans, ses parents l’emmenèrent chaque hiver avec eux en Egypte. Une importante évolution de sa vie résulta de sa première rencontre avec Séthos, et il découvrit ainsi l’art du déguisement. Comme enfant, il fut peu engageant (selon sa mère) et crispant (selon pratiquement tout le monde), mais à partir de seize ans, il devint un jeune homme « malheureusement trop attirant pour la gent féminine », et surtout pour les femmes à forte personnalité. Après une longue et délicate période de séduction, il épousa la plus têtue d’entre elles, Nefret Forth.
Forth Nefret
Fille présumée
de Willoughby Forth, lui-même fils aîné du marquis de Blacktower, elle fut
sauvée à l’âge de 13 ans par les Em
Evelyn Barton Forbes
Seule héritière du fils aîné du comte d’Ellesmere selon le premier journal d’Amelia. (Dans les journaux suivant, elle se réfèrera à lui comme le duc de Chalfont. C’était probablement l’une des nombreuses et vaines tentatives d’Amelia pour dissimuler la véritable identité d’Evelyn). Amélia la rencontra pour la première fois à Rome où la pauvre Evelyn avait été ignoblement abandonnée par son amant, et elle l’engagea comme demoiselle de compagnie. Plus tard, Evelyn épousa Walter Emerson dont elle eut de nombreux enfants. Elle peignait avec talent les scènes égyptiennes antiques, et aurait pu réussir une brillante carrière si elle n’avait pas été distraite par les maternités. Elle est connue dans les cercles d’égyptologie pour les gravures qu’elle publia dans « La tombe de Tétishéri à Thèbes ».
Emerson Walter
Jeune frère
de Radcliffe Emerson et le seul être au monde à oser user envers ce dernier de
son prénom. Comme son aîné, il a des cheveux noirs et des yeux bleus, mais il
est bâti moins solidement – selon Amelia (qui a l’habitude de remarquer ce
genre de choses) il possédait une « musculature fine ». Il est
d’humeur égale et de caractère facile, mais il sait se battre en cas de
besoin. Formé aux techniques d’excavation par son frère, ses dons et ses goûts
le portent surtout vers la philologie. C’est en cette matière qu’il s’est
fait un nom parmi le monde scientifique. Bien que Frank Griffith soit généralement
considéré comme le pionnier des transcriptions de l’écriture méroïtique,
il est évident d’après les journaux d’Amelia que Walter était bien plus
avancé dans le déchiffrage que personne ne l’avait réalisé. Après son
mariage avec Evelyn Barton Forbes, il résida dans le Yorkshire avec elle et
avec leur couvée de plus en plus importante d’enfants. Il se peut que ce soit
à cause de cette propension à la reproduction qu’il n’ait pas reçu de son
vivant la pleine reconnaissance de ses talents d’érudit. De plus, il n’était
ni envieux ni avide de gloire quant à ce qu’il savait et ce qu’il étudiait.
Réellement, dans le monde universitaire, c’est une vraie rareté.
Séthos – alias le Maître Criminel (alias de nombreux autres titres)
Ce génie du crime et grand professionnel du déguisement était à la tête du trafic illégal des antiquités en Egypte. Il rencontra pour la première fois les Emerson durant l’hiver 1894-1895, alors que, sous l’identité du Père Girgas, un prêtre copte, il tentait de voler le trésor des tombes de Dâchour.
Il réapparut quelques années plus tard, sous plusieurs autres identités, avant de se dévoiler devant Amélia pour lui déclarer une passion dévorante. Repoussé, il lui promit cependant de ne jamais plus interférer dans sa vie, mais il réapparut souvent (toujours déguisé) afin de la sauver de ses autres ennemis (ses ennemis à elle).Bien qu’il parle l’arabe aussi bien que de nombreuses langues européennes, Amélia est convaincue que c’est un Anglais. Grand, bien bâti, Séthos possède des yeux d’une curieuse couleur caméléon, qui peuvent paraître noirs, bruns ou gris.
Les Emerson ne découvriront sa réelle identité que durant les événements racontés dans « Le Maître des Démons ». Ce qui leur causa un choc considérable, de même que ses dramatiques décès à répétition. « Nous l’avons vu mourir, Emerson » - « Cela lui ressemblerait tout à fait d’avoir survécu uniquement pour me contrarier ! » déclara Emerson.
Peabody Percival
Fils de
James et d’Elizabeth, c’est « un
enfant sournois et sans principes », et ses tentatives – aidé et
encouragé par sa sœur – pour créer des ennuis – ou pires – à Ramsès
durant ce désastreux été 1896 en Angleterre ont presque réussi.
En 1911, il
rejoignit l’armée égyptienne et publia un recueil : Captif
des Arabes, qui racontait ses aventures de l’hiver précédent. Considéré
au départ par la société patriote du Caire comme une œuvre prometteuse, il
fut assez rapidement démontré que la plus grande partie du livre avait été
plagiée et il tomba dans l’oubli. Percy devint plus implacable ennemi de
toute la famille Emerson, et plus particulièrement de Ramsès. La haine de
Percy pour son cousin provenait indiscutablement de sa jalousie et de sa rancœur
envers un être qui possédait toutes les qualités dont lui-même était dépourvu.
Il est difficile de trouver du bien à dire de Percy ni aucun point pouvant le
racheter.
Peabody Violet
Fille de James et d’Elizabeth, et sœur de Percy. Dès son plus jeune âge, sa charmante spécialité était de hurler « mort, il est mort ! » et son plus grand plaisir consistait à s’empiffrer, en particulier de sucreries. Amélia ne pouvait pas la supporter, mais elle n’en fit jamais état dans ses journaux ultérieurs. Peut-être que si les papiers manquants des Emerson sont un jour retrouvés, nous apprendrons ce qu’elle est devenue.
Sennia
Fille de Percy Peaboby et de Rashida (une jeune et malheureuse prostituée égyptienne), Sennia vint vivre chez les Emerson alors qu’elle avait environ deux ans.Elle fut la cause innocente du profond désespoir de nombreuses personnes. Le sens des responsabilités d’Amélia et l’affection que toute la famille lui portait les poussèrent à l’adopter.Aussi intelligente que péremptoire, l’enfant leur fut rapidement très chère et ils lui accordèrent beaucoup d’attention.
Emerson Lia Todros
Fille aînée d’Evelyn et Walter Emerson, elle a des boucles blondes et de grands yeux bleus comme sa mère. Nommée Amélia comme sa tante, elle insista pour être nommée Lia afin d’éviter la confusion. C’est la confidente de Nefret Forth. Elle épousa David Todros et eut deux enfants de lui, Abdullah et Evelyn. Emerson craint qu’elle ne soit atteinte de la tendance à la reproduction comme sa mère, Evelyn, ce qui nuirait au travail professionnel de son épigraphiste préféré, David Todros.
Todr
V
Descendant
d’une riche famille de New-York, il ne céda pas à la tentation d’une vie
facile vouée à l’oisiveté et à la dissipation comme tant de jeunes hommes
riches. Sorti brillamment diplômé de Yale, il transforma son héritage en
fortune établie grâce à de judicieux placements dans les chemins de fer, les
mines et l’édition. Il put ensuite vouer sa formidable énergie, son
intelligence et son argent à l’égyptologie, science qu’il avait découverte
au collège. Bien qu’il ne soit jamais allé ni à l’ouest du Mississipi ni
au sud de la ligne Mason Dixon, il affectait volontiers un accent vaguement
texan, probablement par amusement. Sa première rencontre avec les Emerson eut
lieu durant l’affaire Baskerville. Bien que fervent admirateur, au sens le
plus courtois du terme, de toute jolie femme, il fut assez malchanceux en amour
jusqu’à sa rencontre avec Katherine Jones, qu’il épousa en 1905 – grâce
à un petit coup de pouce d’Amélia.
Le Château :
C'est le
palais que Cyrus Vandergelt habite à Louxor sur la rive ouest, tout près de
l’entrée de
Vandergelt Jones Katherine
Epouse de Cyrus en secondes noces. Son premier mariage avec un Anglais ivrogne et brutal lui donna ses deux enfants : Bertram – ou Bertie – et Anna. Après son veuvage, elle dut recourir à des expédients pour nourrir ses enfants. Quand elle rencontra les Emerson, au cours de la saison 1903-04, sous le nom de Whitney-Jones et en tant que médium spirite, elle soutirait au naïf Donald Fraser d’importantes sommes d’argent. Amicalement chapitrée et guidée par Amélia, elle renonça à cette douteuse pratique et épousa Cyrus l’année suivante. Elle devint par la suite l’une de ses plus proches amie.
Bastet
Une grosse
chatte égyptienne qui appartint d’abord à l’égyptologue assassiné Alan
Armadale, puis fut rapportée par les Emerson pour leur fils Ramsès dont elle
fut la compagne fidèle durant des années. Il ne se consola jamais vraiment de
sa mort. Cela prit plus longtemps qu’amélia ne l’avait prévu avant que
Bastet ne fut intéressée par le genre opposé (le genre félin mâle), il est
possible que ce soit parce que cette intelligente créature avait d’autres
priorités. Néanmoins, ayant enfin cédé aux avances du chat Anubis, elle
donna naissance à une longue lignée de chats qui avaient ses caractéristiques :
grandes oreilles, pelage marron rayé, stature imposante.
Anubis
Chat égyptien
appartenant à Léopold Vincey qui fut ensuite adopté par les Emerson. Il
devint le géniteur d’une longue lignée (avec Bastet). Selon Abdullah (qui
appréciait fort peu la gent féline) ce n’était qu’un « serviteur du
malin ». En réalité, une fois qu’Anubis eût transféré sa loyauté
aux Emerson, ses seules actions répréhensibles furent commises envers
Abdullah. Les chats font souvent cela.
Seshat
Petite fille de Bastet, elle fut adoptée par Ramsès en 1915 – bien qu’elle ne puisse jamais vraiment tenir la même place de sa grand-mère.
PERSONNEL DE LA FAMILLE EMERSON :
Majordome à Chalfont House jusqu’en 1896, il passa ensuite au service des plus âgés des Emerson à Armana House. Il découvrit en effet que sa personnalité était davantage adaptée à leur façon de vivre qu’à celle des jeunes Emerson. Une de ses petites manies, quand la famille le contrariait, était de servir la gelée de menthe avec beaucoup de parcimonie. Comme Amélia le reconnaissait elle-même : « Un majordome sensible est une sacrée nuisance » mais aussi « Un majordome qui manie le gourdin aussi facilement qu’il découpe un rôti mérite certains privilèges ».Gargery est d’un total dévouement envers toute la famille, à la seule exception d’Horus.
Initialement domestique dans leur maison du Kent, elle devint ensuite gouvernante et prit peu à peu en charge toute la maisonnée. Elle se montra attentive et affectueuse envers Ramsès enfant, dont personne d’autre ne voulait s’occuper longtemps, de toute façon.Rose devint ainsi très proche du garçon et fut certainement blessée quand il transféra ses attentions (et ses souris momifiées) à Nefret Forth.
Le reis des
Emerson, c’est à dire leur chef d’équipe sur les chantiers de fouilles,
depuis plusieurs années, il est devenu peu à peu un ami proche. Ila été marié
au moins quatre fois et a beaucoup d’enfants et de petits enfants. Originaire
de Louxor, il vivait dans le petit village d’Aziyeh près du Caire depuis un
moment et a de la famille dans de nombreux endroits. Beaucoup de ses proches
travaillent pour les Emerson. Son âge exact n’a jamais été précisé, mais
il avait dans les cinquante ans quand Amelia le rencontra pour la première fois
en 1884. Au début très réservé à son égard – ‘Qui est cette femme qui nous cause tant d’ennuis ?’
– il lui devint très attaché. Elle n’a jamais répété à personne
ce qu’il lui chuchota à l’oreille avant de mourir dans ses bras après
avoir reçu les balles meurtrières destinées à Amélia.
LES PROTAGONISTES PRESENTS DANS LEURS AVENTURES :
C’est la petite-fille de la duchesse douairière de Durham et porte le titre d’Honorable. Elle fut aussi reporter au Morning Mirror. En 1896, en enquêtant sur un culte démoniaque, elle y rencontra un sort presque fatal (d’une manière encore plus outrageante que ce qu’elle avait coutume de raconter dans sa rubrique durant les premières années de sa carrière). Suite à ses accointances avec les Emerson (et à son attirance toute particulière pour l’un d’entre eux), elle s’intéressa au Moyen Orient et obtint une place de reporter sur le terrain durant la guerre. Elle mérita ainsi le respect du monde journalistique et devint spécialiste des affaires et de la politique moyenne orientale.
Lucas
Hayes alias
Luigi :
Il
fut quatrième Comte d’Ellesmere (Duc de Chalfont) et le cousin d’Evelyn
Barton Forbes. Sa mère était la fille aînée du troisième Comte du nom, mais
elle fit une fugue pour épouser un Italien, soi-disant Comte d’Imbroglio d’Annunciata
et son père la déshérita. Lucas changea de nom parce que son grand-père haïssait
les Italiens, et son père tout particulièrement. Curieusement, il ne fut pas
poursuivi pour sa tentative de dépouiller Evelyn de sa fortune, mais son frère
de lait, Roberto, le fut. On remarquera les privilèges de race et de classe !
(Lucas était un noble Anglais). Aussi faible de caractère que de santé, il
succomba à la boisson « quelque part sur le continent ».
Un
jeune philologue Allemand qui travailla sur les fouilles de Lord Baskerville,
puis avec Sethe à Berlin, dans l’expédition Damascus, et plus tard avec
Junker sur le cimetière oriental de Gizeh. Il fut plusieurs fois le principal
suspect d’un meurtre : d’abord pour l’affaire Baskerville, ensuite en
1898, durant les excavations des Emerson à Armana, et à nouveau au cours de
leurs fouilles à Zawaiyet el Aryan. Son don d’avoir été
mêlé à de nombreux crimes que les Emerson eurent à résoudre
s’explique parce qu’il se trouvait toujours au bon moment à la mauvaise
place – ou vice versa ?
Mary Von Bork :
Née Berengeria : une artiste talentueuse qui épousa Karl dont elle eut quatre enfants. Elle passa beaucoup de temps en Egypte avec son mari sur des chantiers de fouilles. Malheureusement, elle était de nature fragile et de nombreuses maladies contrarièrent ses projets. Elle resta donc plusieurs années en Allemagne pour se remettre et élever ses enfants, mais elle retourna en Egypte en réalisant que son mari se passait très mal de sa présence.
Lady Baskerville :
Elle fut l’épouse de lord Henry Baskerville, après avoir été infirmière dans un hôpital, « une jeune femme sans fortune et de famille insignifiante ». Elle réclama l’aide d’Emerson pour terminer les fouilles sur la tombe découverte par son mari décédé. Ce qui fut une sérieuse erreur de sa part.
Alan Armadale :
Un
égyptologue qui travailla pour Lord Baskerville en 1892. Il « avait le
visage d’une femme et le courage d’un homme ». Il fut l’une des
victimes de la ‘malédiction des pharaons’ et les Emerson ne le connurent
pas. Il est enterré au cimetière anglais de Louxor.
Donald (Némo) et Ronald Fraser
Donald Fraser – Alias Nemo
Jeune Ecossais qui vécut en égyptien et toucha à la drogue après avoir du démissionner de l’armée sous une grave accusation. Il fut sauvé, réhabilité et marié à Enid Debenham par Amélia. Il se tourna plus tard vers le spiritisme et a dû être sauvé à nouveau des griffes d’une intrigante (Katherine Jones), pendant que les Emerson excavaient à Thèbes en 1903.
Ronald
Le jumeau diabolique de Donald, et en fait son jeune frère. Bien que la ressemblance des deux jeunes gens soit remarquable, Amélia (avec son habituel sens de l’observation concernant tant les détails physiques que les profils psychologiques) remarqua que Ronald était ‘plus fin et plus doux, depuis sa délicate carnation à ses mains soigneusement manucurées’.
Une jeune
orpheline du beau monde qui, durant sa visite en Egypte en 1895, attira
l’attention du prince Kalenischeff – un aventurier sans scrupules – et par
résultat logique celle d’Amélia. Celle-ci réussit à laver Enid de
l’accusation de meurtre du Prince et à lui faire épouser son cousin, Donald
Fraser.
Fille d’Emmeline
et suffragette, et l’une des nombreuses admiratrices de Ramsès… sinon plus.
LIEUX OU SE DEROULENT LES AVENTURES DE LA FAMILLE EMERSON :
EN ANGLETERRE
Chalfont House :
La demeure
londonienne des jeunes Emerson, sur le square St James. Une des plus anciennes
maisons des alentours, elle fut construite à la fin du XVIII° siècle, mais
notoirement réaménagée à grands frais en 1860 avec un grand escalier inspiré
du palais Braschi de Rome et une salle de bal digne du palais de Versailles. Les
rénovations comprenaient certains aménagements qu’Amélia appréciait
beaucoup, des salles de bains privatives pour chaque chambre. Néanmoins
l’appareillage destiné à fournir de l’eau chaude fonctionnait de façon
erratique et les domestiques devaient continuer à transporter de l’eau chaude
dans des seaux jusqu’en haut des escaliers. Emerson parlait de cette
somptueuse demeure comme de ’sinistres catacombes’ parce qu’il y avait
plus de cinquante pièces mais pas assez de fenêtres.
Chalfont Castel
L’ancien fief des ducs de Chalfont dans le Yorkshire. Evelyn Barton Forbes Emerson en hérita à la mort de son grand-père, dernier duc en titre. La demeure devint la résidence principale du couple. C’est une vénérable vieille bâtisse datant du Moyen Age et agrandie au cours des siècles. Les quartiers de vie de la famille ont été rénovés avec tout le confort moderne. Il y a d’importants terrains attenants, y compris une ménagerie, un labyrinthe et un saut de loup (fossé que l’on fait à l’extrémité d’un parc pour en défendre l’entrée sans borner la vue.)
Armana House :
La
AU CAIRE
Terrasse du Shepheard's où Ramsès tombe amoureux fou de Néfret!
Shepheard's
Hôtel Charles
Baehler Shepheard's Hôtel
Ce célèbre établissement du Caire occupe une place de choix dans les journaux d’Amélia. Bâti en 1840, il fut pendant de nombreuses années l’hôtel préféré des Anglais et des Américains en visite, et Amélia y resta fidèle même quand de nouveaux hôtels comme le Sémiramis ou le Savoy devinrent à la mode. Au cours des années, il fut rénové à grands frais, et ce fut un des premiers hôtels à disposer de l’électricité. Son grand Hall Maure contenait des statues grandeur nature de jeunes Nubiennes qui ouvraient l’envol du grand escalier. L’hôtel était aussi célèbre pour sa terrasse, un endroit de rencontre très populaire. De nos jours le Shepheard n’est plus au même endroit, l’ancien établissement ayant brûlé en 1950.
Ezbekieh Garden :
Du nom de l’Emir Ezbek, c’est un district du Caire, à l’origine un lac transformé en 1870 en de somptueux jardins où la vie était intense au moment des fortes chaleurs. Ils comportaient des essences rares, et plusieurs cafés et restaurants. C’est par là que l’on pénétrait le plus souvent dans la cité ancienne. Ramsès y a de très mauvais souvenirs!
BOUTIQUES D'AMELIA :
"Old England" "Aux cent milles articles"
La famille Emerson escalade la Grande Pyramide !
MUSEE DE BOULAQ
Où Amélia et Emerson se rencontrent Plan du musée Guide du Musée
LOUXOR
Winter Palace Hôtel vers 1900
Touristes bien-aimés d'Emerson
Expédition archéologique en 1884
THEBES
Falaises où Amélia rencontre Abdullah dans ses rêves
Salle hypostyle en 1899, après que Ramsès soit passé.
AUTRES PHOTOS
Dahabieh 1900 La Daimler des Emerson
PREJUGES DE L'EPOQUE VICTORIENNE :
Un
commentaire caustique de Ramsès sur son père disait : « Père
méprise tout le monde, sans discrimination ni préjugés », ce qui était
la vérité. Emerson n’était guère tolérant, mais cela s’adressait aux
individus, pas à leur nationalité ou à la couleur de leur peau. Le fait était
rare à l’époque.
Il n’est
guère étonnant que Ramsès ait été si proche de la notion moderne du
« politiquement correct ». D’abord, parce qu’il ne fréquenta
jamais les écoles anglaises qui auraient pu lui inculquer la forme la plus
pernicieuse de ségrégation sociale et raciale. Ensuite parce qu’il a été
fortement influencé par son père qu’il admirait énormément. Mais ce qui le
fit définitivement prendre conscience du problème fut son amitié avec le
petit-fils d’Abdullah, David Todros, un Egyptien pure-souche. Respectant le
talent et l’intelligence du jeune homme, les Emerson lui donnèrent l’éducation
et l’instruction qu’il méritait, mais Ramsès réalisa vte que son ami
serait toujours traité en inférieur par certains membres de sa classe sociale
– par exemple par le colonel Bellingham qui considérait David « comme
un meuble ».
Amélia
prit la défense de David devant Bellingham, mais elle réalisa quelques années
après – au moment de l’idylle entre David et Lia – qu’elle n’avait
pas complètement dépassé ses propres préjugés. La mort soudaine
d’Abdullah fut le catalyseur plutôt que la cause de son changement
d’esprit. Elle le comprit peu à peu, et eut le courage d’admettre ses torts.